Jake Paul MMA : il a choisi Nate Diaz, qui a répondu en quatre mots
Le projet Jake Paul MMA a cessé d’être un slogan ce week-end. Dix jours après la fusion entre Most Valuable Promotions et la PFL, Paul a nommé l’adversaire qu’il veut pour son premier combat en cage : Nate Diaz, celui-là même qu’il a battu sur un ring de boxe en 2023. Diaz a répondu le 9 août, en quatre mots et sans détour. Voici ce qui est réellement acté, ce qui ne l’est pas, et qui fait déjà la queue derrière eux.
- Fight Hub
- 10 août 2026
Ce qu'il faut retenir
- Jake Paul a interpellé Nate Diaz pour ses débuts en MMA, une revanche du combat de boxe de 2023 qu'il avait gagné par décision unanime ; Diaz a répondu sur X en quatre mots, en lui disant de venir.
- Le calendrier annoncé par Paul : un retour à la boxe cette année, puis le MMA en 2027. Royce Gracie, membre du Hall of Fame de l'UFC, est en discussion pour encadrer la partie jiu-jitsu.
- Rien n'est signé. Pendant ce temps, Bryan Battle et un ancien challenger au titre UFC se sont portés volontaires, l'un proposant même de travailler gratuitement avec MVP.
L'appel du pied Jake Paul MMA, et la réponse en quatre mots
Une revanche, dans un autre sport
Paul a lancé son appel dans la vidéo qui annonçait la fusion entre MVP et la PFL, en accusant Diaz de l’éviter. La formule était à sa mesure : « Il faut que ça se fasse pour le sport, le MMA, pour changer le monde, pour changer l’histoire et le paysage des sports de combat pour toujours. »
Diaz n’a pas écrit une dissertation en retour. Le 9 août, il a publié quatre mots sur X en identifiant Paul, pour lui dire, dans les termes les plus crus possibles, de se présenter. C’est le oui le plus court imaginable, et c’est exactement le registre dans lequel vit cette affiche.
Ce qu’était réellement le premier combat
Les deux hommes se sont affrontés en 2023 sur dix rounds à l’American Airlines Center, dans un combat de boxe professionnel qui constituait les débuts de Diaz dans la discipline. Paul l’a emporté par décision unanime. Ce résultat est toute la logique commerciale d’une revanche, et tout son problème sportif.
Parce que le terrain change. Diaz a fait sa carrière à l’UFC, possède des victoires par soumission au plus haut niveau et a disputé des têtes d’affiche en cinq rounds dans la cage. Paul n’a jamais disputé un combat de MMA professionnel. Un boxeur qui bat un combattant à la boxe ne dit rien de ce qui se passe quand les deux ont le droit de lutter.
Ce que la préparation dit du projet
Royce Gracie, et deux ans de piste
Le détail le plus révélateur n’est pas l’appel du pied, c’est le plan d’entraînement. Paul est en discussion avec Royce Gracie, membre du Hall of Fame de l’UFC et l’homme qui a prouvé, dès les premiers tournois de l’organisation, que le jiu-jitsu battait le gabarit, pour encadrer cette partie de sa préparation. On ne va pas chercher ce nom-là pour apprendre à défendre une amenée au sol le temps d’un combat gadget.
Le calendrier suit. « Je vais revenir, j’espère plus tard cette année, à la boxe, et ensuite viser le MMA en 2027 », a déclaré Paul. Son cofondateur chez MVP, Nakisa Bidarian, le formule pareil : le jour où Paul décidera de combattre en MMA, il ira à fond sur l’entraînement. Cela fait deux ans de piste pour un homme dont les propres combats sont le produit principal de sa société.
En face, on ne s’émeut pas, et on le dit
Dana White a balayé la société fusionnée, en expliquant que ces gens-là ne sont pas ses concurrents et qu’ils construisent quelque chose que personne ne regardera. TKO, la maison mère de l’UFC, s’est montrée tout aussi indifférente. Matt Brown, côté combattants, a reconnu la pertinence économique de l’opération tout en jugeant que l’écart avec l’UFC reste énorme.
Bidarian a répondu au lieu d’encaisser, et MVP a depuis détaillé un plan de long terme pour concurrencer l’UFC en s’appuyant sur la plateforme PFL. C’est le vrai combat de cette histoire, et les débuts de Paul en sont la publicité la plus bruyante possible.
Il faut que ça se fasse pour le sport, le MMA, pour changer le monde, pour changer l'histoire et le paysage des sports de combat pour toujours.
— Jake Paul, dans l'annonce de la fusion MVP et PFL
La file d'attente qui se forme derrière Diaz
Des volontaires, et une offre gratuite
Nommer un adversaire a un effet secondaire évident : tous les autres lèvent la main. Bryan Battle s’est dit prêt à accueillir Paul en MMA, tout en doutant ouvertement que Paul veuille l’affronter, ce qui est la manière polie de dire qu’il se considère comme la soirée la plus difficile. Un ancien challenger au titre UFC est allé plus loin et a proposé de travailler gratuitement avec MVP MMA.
L’attraction joue aussi sur l’effectif. Dakota Ditcheva, la star de la PFL qui a gagné à New York avant de révéler qu’elle s’était cassé les deux mains en le faisant, a fait savoir qu’elle voulait boxer pour MVP. Une société capable d’offrir les deux sports sous le même toit détient quelque chose que l’UFC ne peut structurellement pas proposer.
Ce qu’il faut surveiller, et ce qu’il ne faut pas encore croire
Rien n’est signé. Il n’y a ni date, ni salle, ni catégorie de poids, ni commission athlétique attachée à tout ça. Un appel du pied dans une vidéo de fusion et une réponse de quatre mots sur les réseaux ne font pas un contrat, et le sport a passé dix ans à apprendre cette leçon avec ce promoteur précis.
Trois choses diront si c’est réel : une date annoncée, une commission d’État qui accorde une licence MMA à Paul, et une confirmation de l’implication de Gracie par Gracie lui-même. D’ici là, c’est un très efficace outil marketing pour une société qui a davantage besoin d’attention que d’une tête d’affiche.
Les palmarès, les classements et les statistiques de carrière de Paul, de Diaz et de tous les combattants des effectifs PFL et MVP sont dans l’application FightHub, mise à jour au fil de l’histoire. Télécharge-la, compare honnêtement les deux profils, et juge toi-même de ce qu’une cage changerait.

